Analyse du consentement à payer (CAP) et ses déterminants pour les mutuelles santé au Burkina Faso
Mots-clés :
Pauvreté, mutuelle de santé, consentement à payer (CAP), assurance maladie, utilité espéréeRésumé
Le Burkina s’oriente résolument vers l’assurance maladie universelle.
Dans ce contexte, l’analyse du CAP et ses déterminants s’avère importante
afin de comprendre l’attitude des ménages face à la fixation d’un montant.
La présente analyse qui s’est appuyé sur un modèle Tobit censuré et
l’approche du bidding-game et portant sur 402 ménages répartis dans 8
régions identifie un CAP moyen de 9594.27 FCFA sur l’ensemble de
l’échantillon. Les résultats indiquent également que le degré de confiance
aux prestations de la mutuelle, l’activité du chef de ménage, le statut de
fonctionnaire et le fait d’avoir une expérience associative augmentent la
disposition à payer un CAP plus élevé. De même, avoir un niveau
d’instruction élevé et des enfants de moins de 15 ans dans le ménage
accroissent le consentement à payer un CAP plus élevé.
Ces résultats suggèrent que l’amélioration de la qualité de l’offre de
prestation des mutuelles permettrait d’améliorer le degré de confiance des
ménages et donc le niveau du CAP. Par ailleurs, la promotion des
associations et de l’instruction/alphabétisation par l’Etat contribuent à
améliorer la disposition des ménages à payer un CAP plus élevé. Ces
dispositions assureraient le succès de l’Assurance maladie Universelle.